20 janvier 2016

Le pouvoir de dire NON. Que la force soit avec nous

Qui n'a jamais aidé un ami à déménager, accepté une invitation, traité un dossier supplémentaire au travail ; avec l'envie profonde de dire "NON !"  
Peur d’être jugé, peur du conflit ?   Quand notre éducation nous pousse à agir selon le désir de l'autre. Ne pas dire non à maman pour ne pas la décevoir.  
Dire "OUI" est apparenté à la gentillesse (??). Mais, celui qui nous dit "non" est-il systématiquement mal perçu ?! 
Comme mon préposé, c'est le fameux "facteur humain". Qui interprète les choses suivant son vécu en incluant évidemment l'erreur humaine.

Pourtant, c'est facile de dire "NON", non ? : 

"NON, madame, ce ne sont pas les bougies qui empêchent votre voiture de démarrer, mais bien les 4 pneus. Et croyez-moi, j'ai du métier" 

"NON, messieurs dames, le taux de votre crédit NTM n'est pas évolutif"

"NON, monsieur Aidant..." "Philippe"  "Monsieur... Philippe, NON disais-je, pas la peine, je pense qu'il a juste besoin de faire caca plus souvent"  
Plusieurs semaines après :  "Votre père a un lymphome agressif de 10 cm sur le grêle"… 

Ben oui, quel gâchis d'opérer pour une tumeur de 3 cm. 10 cm c'est tellement plus fun ! 
Notre médecin pratique parfois les arts martiaux : le cas raté.

Je n'ai pas eu les "gonades" de lui dire : "NON, écoutez-moi lorsque je vous demande de lui palper le ventre".    Palpez pour palper s'il vous plaît, et j'en aurais pour mon argent.

Est-il mieux disposé que moi pour dire "NON" parce qu'il est éminent dans son domaine ?

N'ai-je pas un semblant de crédibilité, d'expérience en vivant 24/24 avec mon aidé connecté à tous mes sens. En devant déchiffrer ses gênes par manque de paroles cohérentes, en l'aidant a se lever de son lit, de son fauteuil, en l'aidant a se laver, en lui préparant les repas, en lui lavant son appareil dentaire, en lui faisant travailler la mémoire, sa motricité, en guettant ses selles, en me levant plusieurs fois la nuit pour le guider aux toilettes et lui rappeler comment s'assoir correctement ?   

Je dois tout absorber.

Maintenant, je vais enfin me dévoiler :   Bob l'éponge..., c'est moi ! 

 

12 janvier 2016

A savoir sur nos petits surdoués

Voici un sujet qui me tient particulièrement à cœur pour en connaitre.
Le mot surdoué ne plait pas toujours, mais il parle à la majorité d’entre nous.
Voici des notes que j’avais extraites, il y a longtemps, du livre « l'enfant surdoué » 
de Jeanne Siaud Facchin, psychologue clinicienne, spécialiste des surdouéswww.jeannesiaudfacchin.com


Un enfant surdoué se distingue par la forme particulière de son intelligence.
C'est l'aspect qualitatif, et non pas quantitatif, qui a de la valeur.
Etre surdoué ne signifie pas être plus intelligent que les autres, mais fonctionner avec un mode de pensée et une structure de raisonnement différente.
C'est cette particularité qui rend souvent difficile sont adaptation scolaire, mais aussi sociale.
Sur le plan affectif, l'enfant est un être d'une sensibilité extrême, muni de multiples capteurs branchés en permanence sur ce qui l'entoure.
L'enfant surdoué perçoit et analyse avec une acuité exceptionnelle toutes les informations en provenance de l'environnement et dispose de la capacité étonnante de ressentir avec une grande finesse l'état émotionnel des autres.
Véritable éponge, l'enfant surdoué est depuis toujours littéralement assailli par des émotions, des sensations et des informations multiples qui lui est le plus souvent difficiles de vivre, d'intégrer et d'élaborer.
L'enfant tente de s'en protéger par une mise à distance de toute la sphère émotionnelle et se "coupe" de ses propres émotions.
Ce fonctionnement fragilise le développement affectif de ces enfants et les rend psychologiquement vulnérables.
C'est la singularité de son mode de pensée et son fonctionnement affectif qui caractérise l'enfant surdoué.
Un enfant surdoué est un enfant différent

Quand il aime, c'est de façon totalement absolue et indestructible. Prêt à tout pour défendre l'autre.
Haine farouche pour celui qui l'aura déçu ou pire, qui l'aura blessé. La blessure reste ouverte très longtemps.

Susceptibilité extrême. Attention à l'impact de la moindre remarque aussi anodine soit elle. Elle peut déclencher un cataclysme émotionnel.
Il faut comprendre cette susceptibilité quand on voit à quel point l'enfant ressent tout avec une telle intensité.

Il peut se rappeler d'épisodes de sa vie de bébé et en garder la charge émotionnelle.
L'enfant vit avec la peur de l'émergence de ces angoisses profondes et qui pourraient venir perturber son adaptation au monde.

Il peut percevoir la moindre émotion chez l'autre avant que celui-ci en soit conscient

Mathieu subit depuis 2 ans les disputes de ces parents. Il sent les hostilités se profiler avant qu'elles n'éclatent. Pour y remédier, il attire l'attention sur lui en lançant une conversation voir même une bêtise et permettre ainsi à l'agressivité de s'exprimer autrement.

Toutes les informations venant de ces sens sont interprétées. Une odeur sera analysée alors que nous-mêmes la sentons sans en connaître son origine.

Il perçoit la fragilité des autres, les souffrances et les faiblesses.
Un enfant a besoin de sentir que l'adulte est solide, qu'il peut le protéger.
Comment vivre sereinement quand l'adulte censé être fort est perçu plus fragile.

Par contre, il aura un amour, une passion, pour un adulte dont il ressent la capacité à surmonter ses faiblesses. Cet adulte devient un héros.

En résumé :
    - hypersensibilité émotionnelle. Tous les sens de l'enfant sont exacerbés            
       (hyperesthésie) Il est constamment bombardé d'informations sensorielles.
    - L'empathie. Il ressent avec une grande finesse l'état émotionnel des autres.
    - La lucidité.

Attention aux messages que nous envoyons aux enfants. Ils construisent leur identité !
Il faut être très vigilant à ce que l'on dit en tant qu'adulte.
Nous savons que certains de nos messages ne s'adressent pas à la totalité de l'enfant :
"Tu es méchant !" exprime un mécontentement pour une situation précise. Mais l'enfant entend un message identitaire global qui le définit. Il comprend que c'est lui dans sa totalité, qui est méchant.
A l'inverse, il est indispensable d'adresser des messages positifs. On réprimande souvent ce qui ne va pas, car les comportements positifs sont considérés comme normaux.
On gronde toujours l'enfant qui ne vient pas immédiatement à table, mais on ne le félicite pas lorsqu'il vient dés qu'on l'appelle. Notre éducation nous dit que, si on complimente l'enfant, il aura la grosse tête. Plus l'enfant recevra des messages valorisant plus l'image qu'il se construira sera stable et solide.

Mécanismes de défense

3 variétés :
    - la défense par la cognition (faculté de défense)
    - l'humour
    - le développement du monde interne

Cognition : Il va faire passer par l'intellectuel, la logique, le raisonnement, l'explication rationnelle, toutes données émotionnelles.
Humour : Il a beaucoup d'humour. C'est une manipulation du poids émotionnel. Il supporte mal l'humour à son égard. Il ne perçoit pas le sens comique dans ce cas là. Il prend mot pour mot la critique.


Le monde interne
: un monde à l'image de lui où tout fonctionne parfaitement. Il pallie au manque qu’il à dans le monde réel.

Pourquoi son mode de pensée pose problème à l'école :
L'élève n'a pas compris l'énoncé comme tous les autres élèves.
Il est convaincu qu'il ne sait pas, car la réponse que le professeur attend ne peut, à ces yeux, être une réponse possible.

La pensée, qui se développe parallèlement dans plusieurs directions, l'association rapide et incessante d'idées, l'activation simultanée d'un champ de pensées élargies, explique la difficulté de l'élève surdoué à rester dans le cadre du sujet.
Le fonctionnement de sa pensée l'entraîne trop loin et trop vite.
L'intuition mathématique qui lui donne les réponses sans qu'il ait développé un raisonnement, les procédures de calcul qu'il utilise, l'incapacité à justifier et à argumenter sa réponse constitue une entrave lourde de conséquences dans le modèle scolaire.


Parcours scolaire

Primaire : se passe plutôt bien. Son intelligence lui suffit pour intégrer les connaissances et les restituer sous une forme acceptable.
Sa mémoire prodigieuse lui assure un travail minimal. Souvent, il sait avant d'avoir appris sa leçon, car il a entendu la maîtresse dicter son cours ou il a parcouru sa fiche avant de la ranger dans son cartable. Et cela lui suffit pour réciter.

Collège :

6ème : malgré les changements d'organisation des cours par rapport au primaire, il parvient encore à s'appuyer sur ces connaissances et son intelligence pour parcourir l'année sans embûche. L'attrait de la nouveauté le stimule. Il sort de la routine du primaire.

5ème : les plus chanceux continus sur leur lancée, mais en fin de 5ème l'essoufflement commence toujours à se faire sentir.

4ème : l'année fatale ! Le séisme est brutal. Soudain, il est demandé à l'enfant d'utiliser des stratégies d'élaboration et de réflexion pour produire son travail. Les professeurs attendent de l'élève une activation des procédures de raisonnement normalement assimilées les années précédentes. L'exploitation des processus d'apprentissage antérieur devient indispensable dans l'expression des connaissances. Et c'est la catastrophe pour l'élève qui se retrouve complètement perdu, incapable de se raccrocher au wagon. Lui qui n'a jamais appris à apprendre est désemparé devant cette demande de l'école. Il est perdu et se demande ce qui lui arrive.

3ème : l'effondrement ! L'enfant s'enfonce dans ses difficultés et entre dans une spirale d'échec.
Habitué à comprendre, à savoir, l'enfant se sent soudain nul et incapable.
Il a honte de ce qui se passe.

Il peut manifester différents comportements qui peuvent aller du désintérêt et du désinvestissement scolaire à des troubles psychologiques plus sérieux : repli, troubles du comportement, dépression.

La fin de la 3ème est un tournant décisif. C'est l'aiguillage qui permet ou non la poursuite d'études générales.

La dépression de l'ado surdoué est une dépression sur le vide.
L'objectif : surtout ne plus penser ! Surtout ne plus activer la machine à penser ! Ce vide dépressif est un mécanisme de défense contre les pensées.
Il n'est en rien un vide structurel tel qu'on le rencontre dans d'autres cas cliniques.
Pour l'ado surdoué, penser est un équivalent symbolique de "danger" de danger de la mort.
Chez les ados, aucune manifestation de tristesse, de douleur, de souffrance n'est ressentie ni exprimée. Il n'existe plus aucune possibilité d'accéder au monde interne, au monde des émotions. Tout est verrouillé, barricadé, cadenassé.
En consultation, l'ado, inlassablement, répond "je ne sais pas" à toutes les questions qui lui sont posées. Il ne s'agit pas d'une manifestation d'opposition, mais d'une réelle volonté de surtout ne plus rien savoir, ne plus réfléchir.

Comment le motiver :

Permettez-lui de s'impliquer et de s'approprier ses réussites.
Il ne travaille pas pour vous faire plaisir ou pour vous ramener des notes, mais pour lui, pour son propre plaisir. Ce qui est différent de "c'est pour ton avenir. Si tu ne travailles pas, c'est toi qui seras embêté plus tard. Si je te dis ça, c'est pour toi. Moi, ça y est, j'ai un métier."
Ce type de discours envahit l'espace de votre enfant, car il contient un paradoxe : "je te demande de travailler POUR TOI"
L'enfant doit ressentir en lui, l'envie de travailler et de réussir. Ce doit être SON projet.

Développer son estime de soi. Encouragez-le, félicitez-le.
Quand la motivation est déclenchée, elle a besoin de renforcement positif extérieur (vos encouragements). Plus vous manifestez votre plaisir de le voir réussir, plus il aura envie de renouveler son exploit.
Une autre réussite s'enchaînera sur celle-ci si elle a été suffisamment valorisée.
La valorisation de la réussite est beaucoup plus efficace que la sanction de l'échec.

7 janvier 2016

Chtar wars, le pire contre-attaque

A la demande d'une revue médicale, j'ai osé proposer ce texte très décalé, avec des mots à double sens et sans fil conducteur évident, pour bousculer un peu. Ok, ça plait ou pas.
Il faut le lire plusieurs fois pour en connaitre toutes les subtilités.
Je fais un clin d’œil sincère aux infirmières et aux aides-soignantes, mais façon rock'n'roll. 
Il a été refusé, car trop barré. Snif 
Je ne suis pas pigiste, mais par contre bénévole. Il ne faut pas l’oublier.


Petit, je voulais être un grand docteur pour soigner les gens. 
Un gamin a dit : un chirurgien est un docteur super intelligent, car il démonte les corps et les remonte sans se tromper. 
Aujourd'hui encore, j'en rêve ; pour le phantasme de l'infirmière. "Cliché" ? da "Kodak" ! D’ailleurs, la dernière que j'ai vu s'appelait Bernard et j'ai eu mal. 

Mais en contrepartie, j'ai un master d'aidant et rien à voir avec les dentistes. D'accord, ce diplôme n'existe pas, mais vous connaissez le dicton: on est jamais si bien servi que par l'aidant. Quoi ? Je me suis trompé ? J'ai même un master-chef. Vous voulez la recette ? Facile ; écoutez votre cœur et vous saurez si vous êtes reçu. 
Attention, le job est douloureux et nous vieillissons bien vite. Je m'en suis rendu compte quand l'autre matin, face au miroir, je me suis dit "bonjour papa" 

Mais, ça va aller ! Grâce à la loi d'adaptation de la ste au vieillissement qui pense enfin aux aidants par le répit. Enfin… à 156000 aidants (78 M€/500€) sur... 4,3 millions qui s’occupent de personnes de plus de 60 ans, sur... 11 millions tous âges et bobos confondus. Halalaaa, c’est ballot ! 
Donc, les blouses blanches, nous allons nous voir souvent pour nos aidés ET pour nous aider. Aussi, pensez à demander à l'aidant de ses nouvelles car c'est un grand timide dans ce domaine. 
Nous ne vous demandons pas la collation en arrivant, comme la "verveine" chez l'infirmière, le "petit café" chez la pédiatre ou "du thé russe" chez la gynéco - 2 doigts ? même pas en rêve !  

Sinon, je me souviens du témoignage d'une infirmière qui racontait qu'elle avait reçu un chtar par un patient... WOUAOU !! Elle vient vous aider en saignant une veine et repart en saignant, pas de veine ! 
Mesdames soyez des tigresses. Non, pas encore le phantasme, mais je pensais à la chaine alimentaire. Vous savez : toi je te mange, toi tu me manges, etc. 
Dans l'échelle trophique qui mesure cette chaine, les grands prédateurs comme les requins, les ours les TIGRES, sont au niveau maxi de 5,5. Au mini de 1, on y trouve les plantes et planctons. L'Homme est au niveau 2,2 comme les anchois. S'te honte ! C'est peut-être pour cela que l'on se tape dessus, nous les humains, faute d'être de nature, au sommet de la chaine. Et pour certains, c'est encore plus la "Daech" 
Je dis "de nature" car bien sûr que l'on atteint le sommet de la chaine aujourd'hui, mais indirectement par notre capacité de raisonnement et notre technologie. 

Pour finir, infirmières et aides-soignantes, je me cache derrière mon humour à 2 carambars, mon faux machisme, et un texte qui n’a ni queue ni tête, mais je vais être sérieux 2 secondes : JE VOUS ADORE ! 
Vous nous accompagnez vers la guérison ou parfois nos derniers instants et pour cela, il ne faut pas qu'être belles à l'extérieur. 
Bon, n'ayez pas les chevilles qui enflent après ça. Quoique, pour certaines, vous avez de la place dans vos crocs. Ben quoi ? les 2 secondes sont passées !?  :-)

2 janvier 2016

Le grand voyage

Mon interprétation rassurante du dernier instant de vie

Enfin !  Prête pour le départ 

Les portes ne sont pas encore ouvertes. J’ai hâte de monter. Ca fait si longtemps que j’attends ce moment.
Les jeunes d’aujourd’hui sont impatients à l’approche de leurs vacances, qu’ils prennent pourtant régulièrement : « Je suis fatigué, je travaille trop, j’ai une mauvaise tête »… 
Et moi, qu’est-ce que je devrais dire…. Je ne me souviens pas de mes dernières vacances.

J’ai froid malgré mon châle sur les épaules. J’espère que là-bas, il fera bon. Je suppose que oui, je ne connais personne qui n’ait pu me raconter son voyage.

J’ai hâte de revoir Papa, Maman et mon Paul bien sûr. J’espère qu’ils vont bien, il n’y a pas encore le téléphone là-bas. Alors, l’image à l’écran, comme avec mes petits enfants, ce n’est pas pour demain.

J’ai eu beaucoup de mal a l’avoir ce billet, même pour un allez simple.
J’ai demandé à tout le monde autour de moi de m'aider; en vain !
Quand les enfants commandent un voyage par internet, ils peuvent décider de la date du départ. Pourquoi pas moi !?
Enfin…, ça y est ! On finit toujours par l’avoir.

La famille m’accompagne pour ce départ. Ils sont là. Ils ont un comportement différent aujourd’hui. Chloé, qui a son caractère habituellement, est toute calme.
Marion, pipelette comme tout, ne dit pas un mot, à l’affût de la moindre de mes paroles.
Ils me tiennent tous les mains comme pour me retenir.
Pourquoi, le petit Mathieu est à l’écart ? On dirait qu’il fait la tête, lui qui est toujours collé à moi.
Il manque bien sûr Benoit. Mais il est tellement occupé, il est toujours sur messagerie !
Il réussit bien dans la vie. Enfin je l’espère. J’aurais aimé le voir, car je ne reviendrai pas de sitôt.

« Mon  horloge » m’annonce que l’heure approche.
C'est drôle, mes douleurs se calment d'un coup
Les portes s’ouvrent, enfin.
Un air délicatement parfumé et chaleureux se dégage de l’intérieur et me caresse le visage. 
Vous pouvez me lâcher les mains maintenant, je me sens en sécurité, il va partir sans moi, sinon. Je l’ai tant attendu.
"Ne vous inquiétez pas. Ca va aller. Vous savez que l’air est y pur et meilleur pour moi.
Je vous enverrai de petits messages"
Je monte. Quelle douce lumière et il fait si bon.

"Vous êtes tous là !?… Paul …"

1 janvier 2016

2016

Un souhait est une aspiration. Alors prenons tous une grande "aspiration" pour 2016 car il nous en faudra. Restez vous et soyez fous... Ou l'inverse