13 mars 2016

23 secondes top chrono

Voici des échantillons d'un article du Parisien sur le livre "Docteur, écoutez !" de Laurence Verneuil dermatologue et Anne Revah-Levy pédopsychiatre. Ed. Albin-Michel.  
En tant que patient et aidant familial, je suis d'accord à un point que vous n'imaginez même pas, sauf si vous suivez mon blog depuis le début.
Le temps de parole laissé au malade au début d'une consultation qui devrait osciller entre 10 et 20 MINUTES, se limite en réalité a... 23 SECONDES en moyenne.

La relation médecin malade est la base de la médecine et le monologue du patient au début de la consultation est essentiel.

Le médecin doit supporter les minutes de cette introduction pas forcément bien structurée. Ne s'agit pas de psychologie, mais bien de diagnostique.

Si le malade semble se perdre en détails, phrases confuses et mots pas toujours justes, c'est le mieux placé pour parler de sa maladie et des traitements. Lui qui les vit. Le symptôme le plus évocateur ne vient pas forcément en premier. 
  
Si vous le coupez, vous vous coupez d'une part de l'information sur laquelle il ne reviendra pas ensuite. 

Le temps d'écoute ne doit pas être la variable d'ajustement. Comment s'étonner sinon de l'engouement croissant pour les médecines douces qui pèsent aujourd'hui 15 millions de consultations par an 

Les 23 sec ont aussi un coût pour la Secu, le patient multipliant les visites chez les praticiens et examens pour trouver une réponse. Sans parler des médicaments. Les médecins qui ont les consultations les plus courtes sont ceux qui en prescrivent le plus 


2 commentaires:

  1. se conformer à ma médecine narrative...
    parfois, prendre son temps c'est gagner du temps... et de l'argent ;-)

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