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Aidant du conjoint ou du parent

Mon expérience d'aidant ressource en ETP m'a confirmé une chose.  Il est plus difficile pour l'aidant d'accepter le "changement de personnalité" du conjoint atteint d'une maladie neurodégénérative type Alzheimer, que de la mère ou du père d'un âge avancé avec les mêmes symptômes.    Le parent est naturellement plus âgé que l'enfant (adulte pour le coup) et nous nous attendons donc un jour à une certaine déficience, maladie ou pas, et à l'approche d'une fin de vie. Et le système n'oublie pas de nous le rappeler... bref !  A un moment de notre vie, nous quittons nos parents. Nous ajoutons éventuellement dans notre cœur un conjoint et des enfants. Ils deviennent aussi, ceux qui comptent le plus pour nous. Je ne minimise pas l'amour pour le parent tellement évident et viscéral, la peine, ainsi que notre dévouement pour lui.   Un conjoint, rien ne nous prépare à cela. Nous avons partagé une grande partie de notre vie, avec les mêmes in...

Va faire pipi stp !!

Non, je vais parler ni de vessie ni de prostate L'autre jour, j'ai osé m'absenter deux heures une fois mes parents couchés, car le début de nuit est normalement tranquille. De retour à minuit, j'ouvre la porte de l'appartement avec ma clef et... oh stupeur, entre temps, le loquet de sécurité avait été enclenché (celui qui permet d'entrouvrir la porte pour parler en sécurité avec l’inconnu qui a sonné). L'un d'eux, s'était levé inhabituellement tôt pour certainement libérer une envie pressante et d'un réflexe, pourtant enfoui depuis bien longtemps, avait remarqué le loquet en position inhabituellement ouverte pour la nuit.  Alors : sonner ne servirait à rien car ils n'entendent pas. Le téléphone, pareil, mais comme ils ont un combiné dans la chambre, j'ai tenté la chance, et j'ai appelé au moins vingt fois mais sans succès. Je décide donc de passer la nuit dans la voiture : glagla. Sauf, qu'ils se lèvent à 10h et qu'en m...

Pourquoi

Pourquoi avoir des w.c. quand on peut faire dans le bac à linge sale Pourquoi avoir des couverts quand on a des doigts Pourquoi avoir une poubelle quand on peut jeter les pépins par terre Pourquoi avoir des placards quand on peut ranger son verre.... par la fenêtre Pourquoi faire de longues phrases quand on peut tout dire en une syllabe Pourquoi avoir une boite à pain quand on peut le mettre dans le lave-linge Pourquoi avoir une brosse à cheveux quand on a une brosse à dents et du dentifrice dessus Pourquoi avoir des principes quand on peut aller directement à l’essentiel Pourquoi avoir un œsophage quand on a un larynx Pourquoi tu cries, quand j’écris ? Pourquoi… t’es plus là, quand t’es là… ?

D’où vient cette motivation ?

D’où vient cette motivation pour aider un proche a une vie meilleure en mettant la sienne de côté ? Pour sombrer dans l’isolement, pour diminuer son espérance de vie. Et cette foutue culpabilité ? Ce sentiment destructeur se nourrissant de notre éducation et nos règles, qui nous suit consciemment ou inconsciemment comme un boulet. Consciemment, quand l’aidant prononcera toujours le mot « culpabilité » lorsqu’il devra laisser en établissement son proche dont il est responsable, alors qu’il fait certainement ce qu’il y a de mieux à ce moment-là. Inconsciemment, quand il s’investit à deux-cents pourcents pour combler les brèches de l’aidance, bien souvent jusqu’à la rupture. Comme moi d’ailleurs, lorsque je dis « des intervenants chez moi ? jamais ! ». Pour un aidant ressource qui « conseille » les autres, ça fait mauvais genre. La négligence n’est jamais bien loin aussi et pas besoin d’être un méchant : Par manque de connaissance, épuisement, isolement et vous devenez négligent pa...

Comment ne pas lui dire

Comment ne pas dire à une jeune femme de 19 ans pleine de sensibilité, qui ne connait pas vraiment le statut d'aidant, le mien ; quand elle vous raconte que son grand-père de 92 ans (ça va ! l'âge de mon père) en maison de retraite, veut mourir et qu'il n'en a plus pour longtemps.  Qu'il a encore sa tête, mais qu’elle préférerait qu'il ne l'ait plus pour ne pas se rendre compte. Qu'il est sous morphine (voir, pire) car il a des douleurs, des escarres, des crampes, qu'il a la "flemme", qu'il a donc perdu physiquement, qu'il est tout maigre et qu'il ne veut plus manger. Alors oui, je ne connais pas son dossier médical, mais comment ne pas lui dire que, si son père à elle, son fils à lui, le prenait à la maison, il repartirait peut-être pour un tour... Comment ne pas lui dire, et pourtant...

Des pitchounes, des anges

Regarde, des pitchounes arrivent. C'est pas, malheureux !  Haaaa, là, je le dis, je pleure ! Et ça me fend le cœur. Mais qu'est-ce qui se passe en bas ? C'est à cause de lui là, hein ? Encore l'un d'eux... Heureusement qu’ils font bien leur travail au triage. Il s'attend à des filles en chaleur ? Et ben, tu vas avoir chaud mon gars ! Les pitchounes, eux, deviendront des anges ! Tu sais…, le jour où la France mettra un genou à terre, ces couillons serviront de coussin Nice, 14 juillet 2016

La maman plus forte que la maladie

Cet après-midi, j’ai participé à un programme thérapeutique en tant qu'aidant ressource. Me la péter, ça, c’est fait ! J'ai raconté au groupe que ma mère adore m'avoir à ses côtés sur le canapé en me tenant la main. Ses 2 mains sur la mienne, posée sur ses cuisses et contre son ventre. Elle parait en sécurité et que rien ne peut nous atteindre. J'ai précisé que, si je ne faisais que regarder la télé pendant ce temps ; systématiquement,  je m'endormais alors que cela ne m'arrive jamais seul. Je peux regarder des heures un programme sans m'endormir même en fin de soirée, alors qu'avec ma mère, je succombe. La psychologue du groupe a trouvé cela très intéressant et m'a dit que durant ce joli moment, les rôles se ré-inversaient naturellement (la première fois avec la maladie neurodégénérative et l’aidance) et que ma mère retrouvait son rôle de maman et moi de fils. Joli non ?

Bonne fête maman

"Oui, bonne fête... La fête...Non pas l'anniversaire, la fête... Hein ? Je disais bonne fête maman... Maman... oui, toi. Tu es ma maman !?  Ma… mère Mais non ! je ne suis pas ton mari…  (écoute-moi bien jeune palawan, JE SUIS TON FILS) Non !! pas Marie ton ancienne maîtresse religieuse... Quoi "au chocolat" ? Oui j'irai t'en acheter une demain. Je disais, ton mari, c'est papa... Ton papa ? Non, pas le tien… et il est parti il y a longtemps. Ou ? Ben au ciel. Quoi, "bonne idée" ? Tu veux prendre un bain maintenant ? Au quoi ?  ... . - Oui ! voila ! La fête des mères !  (ouf !) QUOI "LA PLAGE" ? ... "