Mon expérience d'aidant ressource en ETP m'a confirmé une chose. Il est plus difficile pour l'aidant d'accepter le "changement de personnalité" du conjoint atteint d'une maladie neurodégénérative type Alzheimer, que de la mère ou du père d'un âge avancé avec les mêmes symptômes. Le parent est naturellement plus âgé que l'enfant (adulte pour le coup) et nous nous attendons donc un jour à une certaine déficience, maladie ou pas, et à l'approche d'une fin de vie. Et le système n'oublie pas de nous le rappeler... bref ! A un moment de notre vie, nous quittons nos parents. Nous ajoutons éventuellement dans notre cœur un conjoint et des enfants. Ils deviennent aussi, ceux qui comptent le plus pour nous. Je ne minimise pas l'amour pour le parent tellement évident et viscéral, la peine, ainsi que notre dévouement pour lui. Un conjoint, rien ne nous prépare à cela. Nous avons partagé une grande partie de notre vie, avec les mêmes in...
Non, je vais parler ni de vessie ni de prostate L'autre jour, j'ai osé m'absenter deux heures une fois mes parents couchés, car le début de nuit est normalement tranquille. De retour à minuit, j'ouvre la porte de l'appartement avec ma clef et... oh stupeur, entre temps, le loquet de sécurité avait été enclenché (celui qui permet d'entrouvrir la porte pour parler en sécurité avec l’inconnu qui a sonné). L'un d'eux, s'était levé inhabituellement tôt pour certainement libérer une envie pressante et d'un réflexe, pourtant enfoui depuis bien longtemps, avait remarqué le loquet en position inhabituellement ouverte pour la nuit. Alors : sonner ne servirait à rien car ils n'entendent pas. Le téléphone, pareil, mais comme ils ont un combiné dans la chambre, j'ai tenté la chance, et j'ai appelé au moins vingt fois mais sans succès. Je décide donc de passer la nuit dans la voiture : glagla. Sauf, qu'ils se lèvent à 10h et qu'en m...